Du 17 au 19 avril 2015 aura lieu pour la deuxième fois à Cluj-Napoca le Parkour Jam 2015 qui rassemblera 100 traceurs de Roumanie et de France et qui transformera la ville dans un grand espace de jeu et d’imagination. Venez les suivre  pour voir comment ils vont franchir les obstacles urbains de Cluj-Napoca.

L’événement est organisé par l’Association Reborn de Bucarest, l’Association Primitive de Cluj-Napoca et l’Institut français de Roumanie avec l’aide d’ORANGE et Nike.

PROGRAMME DE L’ÉVÉNEMENT

17 avril – 12h-18h – Entrainement dans la quartier Zorilor (rue Pasteur, Parc Iuliu Prodan, rue. Zorilor – zone du magasin Billa, rue Observatorului, rue Jupiter)

18 avril – 12h-18h – Ateliers, démonstrations et entrainement dans le quartier Mănăştur (Parc Iuliu Haţieganu, rue Şesului, rue Calea Mănăştur, rue Bucegi, rue Primăverii)

19 avril – 12h-17h, cinéma Maraști – Projections de films et discussions 

 

Le parkour, un art urbain à part entière :

Le terme parkour est créé par David Belle comme référence au parcours du combattant, mais avec une orthographe simplifiée. On appelle traceur ou traceuse une personne qui pratique cet art du déplacement. Tout comme le graffiti, le parkour est une discipline exclusivement urbaine.

Le parkour tire ses origines de la méthode naturelle de George Hebert, lieutenant de vaisseau dans la marine. Le hébertisme est théorisé par le lieutenant dans le « Guide pratique d’éducation physique » en 1909 en tant que technique physique appliquée à la marine.

C’est dans les années 1980 que David Belle, initié par son père, redonne vie à cette pratique physique. Il se retrouve avec un groupe de jeunes, tous passionnés de gymnastique, pour s’entraîner au franchissement d’obstacles. Ils fondent le groupe « Yamakasi » (terme emprunté au lingala) en 1997, premier à pratiquer officiellement le parkour.

Le parkour est l’art du déplacement en milieu urbain (ADD). C’est une technique qui combine la course, le saut, l’escalade, en fonction de la disposition d’objets dans l’espace. Le free-running est une variante plus esthétique qui recourt à des figures acrobatiques. Les deux pratiques sont complémentaires. L’art du déplacement prône l’effort, le contrôle de son corps et la persévérance. Les mouvements du traceur se doivent d’être rapides et efficaces. Pour lui, tomber permet de progresser et de surmonter son appréhension. Cette discipline n’est pas compétitive. Chacun est encouragé à prendre des risques en fonction de ses capacités et il n’y a pas de volonté de la part des traceurs de se mettre en danger.

 

ParkourLyon :

L’association ParkourLyon est fondée à la suite d’une pratique spontanée du parkour. Elle organise des initiations, des entraînements et des stages, ouverts à un public d’enfants et d’adultes. Les entraînements ont lieu dans des gymnases.

 

Le modèle français de l’artiste urbain, un modèle démocratique ?

L’art urbain, le street art, se mêle à la pratique de la démocratie. C’est par exemple Bansky qui graffe le mur de séparation entre Gaza et Israël. C’est aussi un JR, français, surnommé le « révélateur d’humanité » par le journal le Monde. C’est également en France qu’évolue la Cité de la Création, labellisée « entreprise du patrimoine vivant », et que le Musée Urbain Tony Garnier présente les créations de nombreux artistes urbains. L’art urbain est une forme de démocratie participative et un modèle de démocratie locale qui interroge les artistes sur leur environnement.  Le parkour est un art urbain qui met en scène des lieux, qui joue sur leur architecture, qui transgresse les codes usuels du déplacement pour en inventer d’autres.

 

L’art urbain en Roumanie ?

Reborn Education est la première école de parkour et de free-running en Roumanie. Bien que la pratique du parkour et de l’art urbain ne sont encore que très peu répandus en Roumanie, ceux-ci sont l’objet d’un vif intérêt.