Le 27 janvier, à Cluj, en présence de nombreuses personnalités artistiques et culturelles de la ville, Bernard Blistène, directeur du Musée d’art moderne Centre Pompidou a reçu le titre de Docteur honoris causa de l’Université d’Art et Design de Cluj-Napoca (UAD). L’Institut français de Roumanie à Cluj-Napoca, partenaire de l’UAD, a été associé à ce moment d’importance.

Dans son discours introductif, M. Sbârciu, Président du Sénat, a rendu hommage à Bernard Blistène, directeur du « plus grand musée d’art moderne et contemporain du monde, personnalité complexe et appréciée dont le travail a mis en valeur un Adrian Ghenie, artiste roumain de réputation mondiale montante et produit de l’UAD ».

Dans son laudatio, le curateur Ami Barak le présente comme un « fin intellectuel, un homme au sommet de sa carrière ». En passant en revue le parcours professionnel de M. Blistène, Ami Barak souligne notamment ses réussites en tant que directeur des Musées de Marseille lorsque la ville s’affirme comme un haut lieu de la création contemporaine. En 2013, Bernard Blistène devient directeur du Centre Pompidou, en développant une politique d’acquisition orientée vers la mondialisation et en mettant notamment en valeur les artistes diplômés de cette université (Adrian Ghenie, Victor Man et alii). A présent, il est chargé de l’élaboration des projets de Centre Pompidou à Bruxelles et à Shanghai.

Dans son cours magistral, Bernard Blistène a voulu rappeler ses liens avec la Roumanie en tant que petit fils d’un Roumain arrivé à Paris en 1900. Il a également souligné que les collections du Centre Pompidou accueille les œuvres des artistes roumains les plus « miraculeux du XXe et du XXIe siècle ». En rappelant sa visite de recherche en Roumanie en 2015, il a déclaré qu’« il n’était pas question que mon voyage en Roumanie ne me mène pas à Cluj » et a relevé « la dynamique actuelle qu’ont su mettre en œuvre l’UAD et les acteurs de la création à Cluj ».

En conclusion, Bernard Blistène a souligné la formidable énergie la Fabrica de Pensule, « un véritable phalanstère, une expérience unique, car ici l’art touche à l’engagement et à la responsabilité dans ces temps de manque ».